La politique en faveur des handicapés porte aujourd’hui ses fruits. Gabin Keirel, ici lors des championnats du monde à Duisbourg (2023), continue de progresser avec l’espoir d’être présent aux Jeux paralympiques 2028. © Aspic

Depuis soixante ans, l’ASL présidée par Olivier Bayle depuis l’an 2000 progresse à son rythme mais de façon régulière. On prendra pour exemple le groupe de paracanoë qui accueille les handicapés pour pratiquer en loisirs et en compétition.

François Maucourant, entraîneur en équipe de France, est parmi ceux qui ont donné l’impulsion et posé les fondements d’une politique qui voit maintenant l’émergence d’athlètes de haut niveau avec Gabin Keirel, comme chef de file, finaliste mondial cet été à seulement vingt ans, mais aussi François Jonquet et Clément Bodart, médaillés mondiaux en marathon, en 2025.

Nouveau stade pour accueillir le monde

Parmi les faits marquants de la dernière décennie, il y a eu, sur le plan sportif, les Jeux olympiques de Tokyo et de Paris avec Adrien Bart et Loïc Léonard mais il en est un autre, avec la construction et l’inauguration (juin 2023) d’un stade nautique, celui du Grand Arras voulu par la communauté urbaine, à l’usage exclusif du club qui a changé de nom tout conservant sa « marque » historique de l’ASL. Ce magnifique outil lui permet d’envisager l’avenir avec sérénité en poursuivant sa politique sportive de haut niveau tout en remplissant son rôle d’animateur du territoire et de partenaire social. Cela facilite sa volonté d’accueillir le monde, largement partagée par les partenaires institutionnels. L’idée que des délégations étrangères viennent à Saint-Laurent-Blangy et Arras pour préparer de grandes compétitions n’est pas nouvelle en soit. Cela s’est vérifié à l’occasion des Jeux de Paris. Mais elle va désormais plus loin avec des athlètes étrangers (Sénégal, Grèce, Pays-Bas et Autriche) qui intègrent le club… Sans oublier Gervais Aumérand, Français de Tahiti, le plus éloigné des licenciés de l’ASL.

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