Nathan Jeannest aimerait faire aussi bien que son grand-père : aller aux Jeux olympiques. © Aspic


Il n’est pas dans l’ADN de l’ASL d’aller chercher des athlètes formés dans d’autres clubs. Mais il ne s’interdit pas d’en accueillir, s’ils sont demandeurs et s’ils ont un projet. C’est le cas de Nathan Jeannest.

Nathan est un garçon plutôt discret arrivé au club avec derrière lui un joli parcours. Kayakiste à ses tout débuts, à l’âge de huit ans, il a été formé à Auxerre. Après quatre ans de pratique, il s’est orienté vers le canoë avec comme conseiller et entraîneur, son grand-père, Gérald Delacroix, ancien international et athlète olympique qui a participé aux Jeux de Munich (1972) et Montréal (1976, 5e) : Bon sang ne saurait mentir. « Ça lui faisait plaisir de m’entraîner » explique Nathan pour qui l’environnement familial est indispensable. Il a eu un parcours similaire à ceux que connaissent les Immercuriens aux ambitions internationales. Les Olympic Hopes et l’équipe de France junior qui lui ont déjà permis de vivre de grandes échéances internationales : championnats d’Europe et du monde. S’il a quitté Auxerre pour monter dans le Pas-de-Calais et rejoindre l’ASL Canoë-kayak Grand Arras ce n’est pas parce qu’il se sentait mal dans son club formateur… C’est qu’il voulait concilier au mieux ses études en Staps (activités physiques adaptées et santé) et sa carrière sportive. À Auxerre, ou à Dijon, les universités et les clubs sont éloignés l’une de l’autre, alors qu’il faut peu de temps pour aller d’Arras où il a élu domicile, à Liévin… Pour peu qu’on soit mobile et qu’on ait une voiture. Ce qui est son cas: « au train ce n’est pas possible ».

Travailler en pensant à l’avenir
Nathan Jeannest a tout était intégré à l’ASL. Bien sûr, il connaissait le club, quelques-uns de ses athlètes comme Loïc Léonard, Tom Derrey et quelques autres; et surtout l’entraîneur Tony Lalet avec qui il avait déjà travaillé en équipe de France. Cela a facilité les choses. Nathan Jeannest a trouvé son rythme avec la compréhension des profs de l’université qui, généralement, essaient de lui faciliter les choses, en acceptant de déplacer un cours par exemple. En revanche, pour la famille c’est un peu plus compliqué à cause de la distance.
Néanmoins tout est réuni pour que Nathan Jeannest poursuive sa progression. Cette année encore, il est sélectionné en équipe de France pour disputer les championnats d’Europe, à Szeged, rendez-vous qu’il prépare avec sérénité, d’autant qu’il connait le bassin où il a déjà couru. En revanche il n’y aura pas de championnats du monde, la fédération n’ayant pas de projet en équipage cette année. Peut-être pour les Jeux méditerranéens en Italie. À voir.
Quoi qu’il en soit Nathan Jeannest travaille en pensant aux prochaines saisons. Spécialiste du 500 m et du 1000 m, et gaucher, il se verrait bien faire équipage avec Jules Cuneot qui sera espoir la saison prochaine. Sachant que l’ambition ultime est de pouvoir participer un jour aux Jeux olympiques. À Brisbane ?

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